Les influenceurs

Les « influenceurs »

Ça fait un moment que je veux parle de ça et que j’hésite… J’ai envi de me lancer, fâchée de ce qui s’est récemment passé avec Renée Wilkin et mon amie Maman Caféine. Ce qui est ironique, c’est que je sais pertinemment que ce texte risque de faire réagir certaines personnes EXACTEMENT de la façon que je dénonce. Ahhhh les influenceurs! Pour ne pas dire les « maudits » influenceurs! Ces jeunes milléniaux qu’on aime tant détester. Ceux qu’on juge sans les connaitre et qu’on met tous dans le même bateau. Ils ont même eu une place de choix lors du dernier Bye Bye!

Attention, je ne suis pas en train de jouer à la victime, ni de me plaindre. Même si je déteste ce mot, nombreux sont ceux qui reconnaissent le travail qui se cache derrière les « influenceurs » et j’en fait partie. Parce que oui, c’est un travail, c’est-à-dire une activité professionnelle régulière et rémunérée. Un side line pour certains, un travail à temps pleins pour d’autres. Les influenceurs peuvent avoir un immense impact positif pour les entreprises qui ont recours au marketing d’influence. Je pense entre autres à de nombreuses petites entreprises québécoises qui n’auraient pas autant de succès et de visibilité sans les influenceurs et les créateurs de contenu. Ceux qui n’ont pas le budget pour des campagnes publicitaires dans les médias traditionnels. Avoir recours à des influenceurs est d’ailleurs LA nouvelle façon de faire de la publicité de nos jours. Souvent moins couteuse et plus efficace! Ceux qui ont compris ça ont compris bin des affaires!

Et il y a les autres. Ceux qui ne comprennent pas. Ne les aiment pas. Les dénigrent. Sans trop savoir pourquoi en réalité… Juste parce que. Parce que c’est un peu à la mode de les haïr, disons-le.  Quelqu’un m’a récemment écrit: « Vous autres les influenceurs, vous passez votre temps à prendre de selfies dans des chambres d’hôtel gratis avec vos gros nichons. » Si seulement j’avais des chambres d’hôtel gratis et des gros nichons!!!!!!

Un influenceur, c’est une personne qui, par son statut, sa position ou son exposition médiatique, a une certaine influence sur les habitudes de consommation dans un but marketing. Selon cette définition, un animateur radio, un chanteur, humoriste, acteur, politicien, athlète, name it, est un influenceur. On ne choisit pas d’être influenceur, on le devient, car les autres en ont décidé ainsi. Simple comme ça. Ça me fait toujours rire quand on me demande « comment devenir influenceur »… Comme si on avait un contrôle là-dessus…

Et là, parlons des INSTAMOMS…. Cette nouvelle « mode ». Ces mères qu’on juge sur absolument tout et surtout, sur leur façon d’élever leurs enfants. Et si l’une d’entre elles ose parler de sujets chauds comme l’allaitement, les bancs d’auto, les vaccins, le cododo… elle est assuré de recevoir des messages mettant en doute son rôle de mère, des messages de haines ou carrément de se faire dire que c’est une mauvaise mère.

Que tu n’aimes ou pas les influenceurs pour X-Y raisons c’est ok. Personne n’est aimé de tout le monde de toute façon. Moi non plus je n’aime pas tout le monde tsé! Tu es tellement libre de ne pas les suivre! Mais, sache que derrière l’influenceur se cache un humain, oui oui, un humain capable de lire tes commentaires, critiques et messages qui sont souvent blessants. Ce que tu as envie de lui dire ou de commenter, lui dirais-tu dans le blanc des yeux si tu la croisais dans le line up à l’épicerie? Si la réponse est non, abstiens-toi. C’est valable pour les influenceurs et pour tout le monde en fait…Si tu as une chose à retenir de tout ça, c’est juste ça. Les 4 dernières phrases.

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