PRISE 2 – Les sièges d’auto pour enfant

AVIS: Contre toute attente, la publication de la première version de ce texte a suscité une méga controverse sur les réseaux sociaux et j’ai même reçu de nombreux messages et courriels de haines. J’en parle ici. Je tiens à préciser que ce qui suit a été validé, confirmé, re-validé et re-confirmé auprès de la SAAQ, des sites gouvernementaux et des fabricants Graco et Diono. D’ailleurs, toute l’information qui suit est facilement vérifiable avec les sources qui sont citées tout au long du texte. Le but de ce texte n’est absolument pas de vous dire quoi faire, mais de vous donner la bonne information, de différencier la loi des recommandations et de vous inviter à vous informer sur le sujet auprès des personnes concernées. Aussi, j’ose croire que suite à la lecture de ce texte, on va arrêter de juger les parents qui ne suivent pas toutes les recommandations à la lettre et de dire qu’ils mettent la vie de leur enfant en danger, ce qui est absolument faux. Le risque zéro n’existe pas, même si on suit toutes les recommandations à la lettre (à moins peut-être de mettre son enfant dans du papier-bulle dans un char d’assaut). On peut évidemment réduire les risques en respectant les lois et en suivant les recommandations. Mais lorsqu’on parle de la sécurité de nos tous petits, il ne s’agit pas seulement du siège, mais aussi de l’état de la voiture, du type de voiture, de nos compétences de conducteurs, des routes empruntées, de la distance parcourue, etc. Tous s’entendent pour dire que le niveau de sécurité des enfants en voiture est déterminé par beaucoup plus que les sièges dans lesquels ils sont assis.

On le dit souvent, internet et les réseaux sociaux peuvent avoir du bon, comme du mauvais. (Je le sais encore plus maintenant…) Depuis que je suis maman, je constate qu’un des sujets préférés des mamans pour s’obstiner est les sièges d’auto. C’est fou et inquiétant à la fois de constater à quel point les gens sont mal informés et pire encore, que certains groupes populaires contribuent (j’ose croire de façon involontaire) à la désinformation et mettent la switch bitch à ON de plusieurs mamans qui se permettent de juger celles qui ne font pas comme elles. (J’ai des tonnes de messages pour le confirmer…LOL) J’ai, comme d’autres mamans, reçu des messages pas très sympathiques de la part de gens que je ne connaissais pas, me disant que je mettais mon enfant en danger parce qu’il portait un manteau d’hiver dans sa coquille, parce que j’avais mis des protèges-sangles ou un coussin pour sa tête, etc. et que tout ça était illégal! Quelle mauvaise mère je suis!!!! C’est vraiment gentil de vous soucier de la sécurité de mon enfant et de mes compétences maternelles, mais la réalité, c’est que je n’enfreins aucune loi et que mon enfant est en sécurité. Comment je le sais? Je me suis informée auprès des bonnes personnes, sur des sites fiables, reconnues et surtout, qui ne donnaient pas leur propre interprétation des lois et des recommandations. Parce que oui, il s’agit de recommandations dans la majorité des cas. Je constate toutefois que tout ça est assez flou et laisse effectivement place à de mauvaises interprétations. Peut-être qu’un jour, les lois changeront et seront plus précises, mais pour le moment, c’est ce qu’il en est. Il faut savoir que Transport Canada réglemente les ensembles de retenue existants, mais il n’existe aucun règlement ni norme qui réglemente les accessoires de tiers. Alors, on peut dormir sur nos deux oreilles, personne ne va aller en prison, car il a mis un manteau d’hiver à son bébé, car il faisait -30 comme aujourd’hui, ni pour avoir mis des protèges-sangles. Libre à vous de choisir la source d’information qui vous plait, mais en ce qui me concerne, je fais uniquement confiance à ceci:

  • Le guide d’utilisateur du fabriquant (qui varie d’un siège à l’autre et d’un fabricant à l’autre)
  • Le site de Transport Canada
  • La SAAQ

Ceci étant dit, qu’est-ce qu’on doit savoir à propos des sièges d’auto pour bébés et pour enfants?


CE QUE DIT LA LOI…

Concernant l’âge, le poids et la grandeur

Selon l’article 397 du Code de la sécurité routière du Québec, «tout enfant dont la taille est inférieure à 63 cm en position assise, mesurée du siège au sommet du crâne, doit être installé dans un ensemble de retenue ou un siège d’appoint conforme aux règlements pris en application de la Loi sur la sécurité automobile». Par contre, il est important de savoir qu’une nouvelle mesure du code de la sécurité routière entrera en vigueur le 19 avril 2019. Dorénavant, les enfants devront être âgés d’au moins 9 ans ou mesurer 145 cm pour pouvoir utiliser la ceinture de sécurité seule, c’est-à-dire, sans siège ou banc d’appoint.

Concernant les accessoires de tier et manteaux d’hiver

Comme mentionné plus haut, Transport Canada réglemente les ensembles de retenue existants, mais il n’existe aucun règlement ni norme qui réglemente les accessoires de tiers. Selon l’article 397 du Code de la sécurité routière du Québec, « l’ensemble de retenue et le siège d’appoint doivent, conformément aux instructions du fabricants qui y sont apposées, être adaptés au poids et à la taille de l’enfant et être installé adéquatement dans le véhicule ». Ce qui veut dire qu’au sens de la loi, on doit se référer aux instructions du fabricants uniquement en ce qui concerne le poid et la taille de l’enfant ainsi que l’installation. J’ai d’ailleurs personnellement écris à la Société d’assurance automobile du Québec pour avoir des précisions, à savoir si la loi nous réfèrait aux instructions du fabricant seulement pour le poids, la taille et l’installation ou également pour toutes les recommandations, comme celles en lien avec les accessoires de tiers et les manteaux d’hiver. Voici la réponse de la relationniste auprès des médias de la SAAQ:

Ceci confirme qu’il n’est donc pas illégale, contrairement à ce qu’on peut lire sur les réseaux sociaux, d’utiliser des accessoires de tiers ou de mettre un manteau d’hiver à notre enfant dans son siège d’auto. Cependant, la SAAQ recommande de suivre les instructions du fabricant, qui lui, recommande de ne pas en faire l’usage. Je vous en parle plus bas.

Concernant les taxis et Uber

Au Québec, l’utilisation des sièges pour bébé et pour enfant est obligatoire dans les Uber. Dans ce cas-ci, les mêmes règles que pour un véhicule personnel s’appliquent.

Pour les taxis «si vous ne pouvez pas utiliser de siège d’auto pour enfants, les enfants doivent porter la ceinture de sécurité dès qu’ils sont assez grands pour se tenir assis droits seuls. Si l’enfant est manifestement incapable de se tenir droit par lui-même, le parent doit d’abord s’attacher et tenir son enfant sur ses genoux.» Vous trouverez plus d’information sur le sujet sur le site de la Société de l’assurance automobile du Québec.

(Si vous voyagez, vérifier la réglementation de votre destination en ce qui concerne les taxis et les Uber.)

***À noter que le non-respect de la loi est passible d’une amende de 80 $ à 100 $ plus les frais, ainsi que de 3 points d’inaptitude.

Source: Société d’assurance automobile du Québec


CE QUI DISENT LES RECOMMANDATIONS…

Concernant l’âge, le poids et la grandeur

Je vous rappelle que la loi nous oblige à considérer les limites de poids et de taille prévues par le fabricant du siège. Ces limites peuvent différer d’un fabricant à un autre et d’un modèle à un autre. Vous devez en tout temps vous référez au guide du fabricant pour connaitre ces limites. Par contre, voici les recommandations générales de la SAAQ (à noter que certains sièges ont des critères différents, comme certains sièges 3-en-1):

  • On recommande de mettre les bébés dans un siège de bébé (de type coquille) de la naissance jusqu’à ce qu’ils pèsent au moins 10 kg (22 lbs).
  • On recommande de mettre les enfants dans un siège d’auto orienté vers l’arrière jusqu’à ce qu’il ait au moins 1 an et soit capable de marcher. Par contre, on recommande de les laisser face vers l’arrière le plus longtemps possible.
  • On recommande de ne pas mettre les enfants dans un banc d’appoint sur la banquette arrière avant qu’ils pèsent 18 kg (40 lbs).
  • On recommande d’assoir les enfants de 12 ans est moins sur la banquette arrière.

Je vous rappelle qu’une nouvelle mesure du code de la sécurité routière entrera en vigueur le 19 avril 2019 et qu’à partir de cette date, les enfants devront être âgés d’au moins 9 ans ou mesurer 145 cm pour pouvoir utiliser la ceinture de sécurité seule, c’est-à-dire, sans siège ou banc d’appoint.

Source: Société de l’assurance automobile du Québec

Concernant les accessoires de tiers

Les accessoires de tiers présentent des risques potentiels. Transports Canada a enquêté sur deux collisions où deux accessoires différents utilisés avec un porte-bébé avaient peut-être contribué aux blessures graves ou au décès du bébé. Tel qu’on peut lire sur le site du Gouvernement du Canada, «les fabricants de sièges d’auto mentionnent généralement dans leurs instructions qu’aucun accessoire de tiers ne devrait être utilisé avec leurs ensembles de retenue.» Ils ajoutent que «certains des accessoires de tiers peuvent entraîner divers problèmes de sécurité soit en donnant du mou au harnais de sécurité, soit en diminuant la tension du harnais pendant un accident à cause de l’ajout de matériau compressible derrière l’enfant».

Protèges-sangles

«Les protèges-sangles peuvent empêcher de placer l’attache du harnais à la hauteur des aisselles de l’enfant. L’attache du harnais est nécessaire à cet endroit pour maintenir en place les sangles du harnais qui retiennent l’enfant dans l’ensemble de retenue en cas d’accident ou d’arrêt brusque. Si l’attache de harnais n’est pas placée au bon endroit sur le torse de l’enfant, le risque d’éjection augmente

Source: Gouvernement du Canada

Coussin de soutien pour la tête du bébé

«Lorsqu’on utilise un coussin de soutien pour la tête du bébé acheté séparément, les fentes du coussin peuvent ne pas correspondre avec les fentes de l’ensemble de retenue prévues pour le harnais. En faisant dévier les courroies du harnais pour tenir compte du coussin de soutien de tiers, il se peut qu’on donne du mou au harnais, ce qui pourrait augmenter la probabilité d’éjection du siège d’auto en cas de collision.»

(Vous trouverez aussi de l’information concernant les plateaux d’appoint, nids d’ange, mobiles, ou autres accessoires de tiers sur le site du Gouvernement du Canada.)

À la lecture de l’information disponible sur le site du Gouvernement du Canada, on comprend que les accessoires de tiers, malgré leur popularité, présentent un risque pour la sécurité de l’enfant, particulièrement dans le cas où ceux-ci sont mal utilisés ou s’ils empêchent le siège d’être attaché correctement. Si, malgré les recommandations, on décide d’utiliser des accessoires de tiers, il est possible de minimiser les risques en s’assurant que ceux-ci n’influencent pas la façon dont l’enfant est attaché. Pourquoi alors les fabricants ne recommandent pas leur utilisation? J’ai posé la question à  la responsable de service à la clientèle de Graco et voici ce qu’elle m’a répondu:

La réponse de Diono est sensiblement la même: «Seuls les produits Diono peuvent être utilisés en toute sécurité avec les sièges Diono, car ils ont été testés avec nos sièges.» Cela signifie qu’un accessoire sécuritaire chez Graco ne le sera pas s’il est utilisé avec Diono et vice versa.  Il est clair qu’un fabricant ne peut pas assurer à 100% la sécurité d’un produit qu’il n’a pas testé, alors il se déresponsabilise de tout problème dans le cas où un accessoire autre que les leurs est utilisé. C’est donc à la discrétion et au risque du consommateur d’utiliser un accessoires qui n’est pas approuvé par le fabricant, comme on peut le lire sur le site du gouvernement: « Transports Canada et les fabricants d’ensembles de retenue d’enfant recommandent aux parents d’être très prudents en choisissant des accessoires de tiers. Il est important de comprendre les dangers potentiels lorsqu’on achète et utilise des produits de tiers. Aucun de ces produits ne doit nuire à la mise en place ni à l’ajustement adéquats du harnais de l’ensemble de retenue d’enfant ni à d’autres caractéristiques de sécurité du siège d’auto.»

Concernant les manteaux d’hiver

Le Gouvernement du Canada et les fabricants recommandent de ne pas mettre de manteaux d’hiver dans les sièges, car «les gros habits de neige peuvent influencer le rendement du harnais en augmentant la compressibilité. De plus, de nombreux habits de neige sont confectionnés dans un tissu très glissant, ce qui peut nuire à l’efficacité du harnais si l’attache du harnais n’est pas utilisée correctement. Lorsque l’enfant porte un gros habit de neige, il faut s’assurer que les sangles du harnais sont bien serrées et qu’elles compriment le tissu pour s’ajuster étroitement sur le torse de l’enfant.» Donc, en s’assurant que les sangles du harnais sont bien serrées et qu’elles compriment le tissus, on minimise les risques pour la sécurité. À noter qu’on parle ici ce gros habits de neige et non pas de tous les manteaux d’hiver. On s’entend qu’on ne met pas son enfant dans son siège avec un suit du bonhomme Michelin, ni avec un habit de ski-doo.

En cas d’accident, quels sont les risques lorsqu’un enfant est vêtu d’un épais manteau d’hiver ou s’il y a un nid d’ange dans la coquille? Voici la réponse de la responsable de chez Diono à qui j’ai parlé: « Nous ne savons pas vraiment! Cela est une raison suffisante pour ne pas transporter votre enfant de cette façon.» En fait, elle m’a expliqué que lors des crash tests, les fabricants de sièges d’auto utilisent un mannequin d’essai pour tester leurs sièges d’auto et que tel qu’obligé par la loi sur les crash tests, celui-ci doit être habillé en une seule couche, comme un t-shirt et un pantalon fins. Ils ne savent donc pas ce que seraient les conséquences en cas de collision si l’enfant porte un gros manteau, car ils n’ont pas fait ce genre de test. Cependant, des experts se sont penchés sur la question et ont effectivement démontré les dangers potentiels que présentent les gros manteaux d’hiver, comme on peut le voir ici.

Évidement, dans le meilleur des mondes, on n’aurait pas à mettre de manteau à nos enfants et il ferait beau et chaud 365 jours par année. Mais les conditions climatiques du Québec sont ce qu’elles sont. Selon la responsable du service à la clientèle de Diono, il existe différentes façons de garder son enfant au chaud, comme l’utilisation d’un manteau mince, mettre un gros manteau d’hiver à l’envers par dessus l’enfant attaché, utiliser une couverture ou encore faire réchauffer sa voiture avant d’y installer l’enfant. À noter qu’elle déconseille l’usage de tout ce qui n’est pas de marque Diono, ce qui inclut aussi les housses de type coulou.

Un article paru dans La Presse a déjà fait état de cette question. On peut y lire qu’ «aucun des experts interrogés ne suggère de retirer le manteau des petits dans la voiture en plein hiver. L’ajustement est plus difficile à faire, convient Julie Boisvert, conseillère à la division de la sécurité routière au Service de police de la Ville de Montréal. Il ne doit pas y avoir trop d’espace entre le corps et les sangles quand le tissu est comprimé.» On recommande d’ailleurs d’ajuster les sangles sur un enfant sans manteau. Un agent du SPMV m’a confié que les parents doivent se servir de leur bon jugement pendant l’hiver. Selon les statistiques, il y a plus de risques de tomber malade en n’étant pas habillé adéquatement, que de faire un accident de la route.

Source: Gouvernement du Canada


LES MYTHES…

Il est illégal de vendre ou d’acheter un siège usagé.

VRAI et FAUX. Santé Canada n’autorise plus la revente ou même le prêt d’un siège fabriqué avant janvier 2012. La SAAQ ne recommande pas l’utilisation d’un siège d’auto usagé. Par contre, si vous en utilisez un, vous devez vérifier plusieurs aspects techniques pour assurer la sécurité de votre enfant. Vous trouverez plus d’info à ce sujet ici

Il est illégal d’utiliser un siège qui a été acheté au États-Unis (ou ailleurs).

VRAI. Il est interdit d’importer, de vendre ou d’utiliser des sièges d’auto pour enfants qui n’ont pas une marque nationale de sécurité, car ceux-ci ne répondent pas aux normes canadiennes.

Un siège qui est allé en soute à bagages dans un avion est considéré comme étant accidenté.

FAUX. Il s’agit d’une légende urbaine basée sur le fait que nous ne pouvons pas savoir de quelle façon le siège a été manipulé. Aucune information n’est disponible à ce sujet sur le site de la SAAQ et les fabricants contacté ont confirmé qu’un siège qui allait en soute n’était pas automatiquement considéré comme étant accidenté. Il existe des sacs de transport spécialement conçu pour ça. Toujours vérifier l’état de son siège et vérifier si celui-ci n’a pas subit de dommages durant le transport.

Les sièges de bébés ou d’enfants ont une durée de vie de 7 ans maximum.

FAUX. Un siège d’auto pour bébé ou enfant a une durée de vie qui varie entre 6 et 12 ans. La date peut différer d’un fabricant à un autre et d’un modèle à un autre. Si aucune date d’expiration n’est indiquée, consultez le guide du siège ou contactez le fabricant.

Il est illégale ⁄ pas recommandé de mettre un manteau, peu importe le type, à son enfant dans un siège.

FAUX. Comme expliqué précédemment, il n’y a rien dans la loi qui dit que c’est illégal de mettre un manteau à son enfant dans son siège et les recommandations des fabricants et de Transport Canada font uniquement références aux gros manteaux épais et non à tous les types manteaux, d’autant plus que certains manteaux sont spécialement conçus pour les sièges d’auto.

Il est illégal d’utiliser un siège d’auto accidenté.

FAUX. Cependant, Transport Canada recommande fortement de remplacer le siège d’auto, même s’il n’a pas l’air endommagé, car il peut avoir des fissures invisibles dans la coque.


En conclusion, nous sommes dans l’obligation de suivre les lois, au risque de recevoir une contravention. Par contre, nous sommes libre de suivre ou non les recommandations. Au même titre qu’on indique WARNING: HOT CONTENT sur les verres de café au Tim, on recommande de ne pas ajouter d’accessoires de tiers, ni de gros manteau, car au-delà de l’aspect sécuritaire, c’est aussi une façon pour les compagnies de se protéger, d’éviter les poursuites et de faire de l’argent en vendant leurs propres accessoires. Comme il existe des centaines d’accessoires et qu’ils ne sont pas testés par les fabricants, ils ne peuvent assurer à 100% qu’ils sont fiables et sécuritaires. Et aussi, on va se le dire, ils se doivent de mettre des mises en garde, car il y a des personnes qui sont broche à foin, qui vont mettre ça tout croche, qui transforment le banc d’auto de leur enfant en parc d’attraction et qui les habillent comme s’ils habitaient au Pôle Nord…. D’ailleurs, une enquête de Transport Canada a révélé qu’un enfant sur deux était mal installé dans son siège…. Même sans accessoires de tiers, même sans manteau. Un siège mal attaché est donc beaucoup plus dangereux en soi qu’un manteau ou un accessoire de tiers.

En tant que maman qui se soucie de la sécurité et du bien-être de son bébé, je me sers de mon jugement et du gros bon sens et je pose des gestes seulement si j’ai la certitude que sa sécurité ne sera pas compromise. Que ce soit pour les accessoires de tiers ou les manteaux, Transport Canada émet des recommandations dans les deux directions, c’est-à-dire qu’ils recommandent de ne pas en faire l’usage, mais pour ceux qui désirent tout de même en utiliser, ils font des recommandations sur la façon d’en faire l’usage en limitant les risques pour la sécurité.  Pour ma part, je respecte bien évidemment les lois et je préfère mettre un manteaux d’hiver mince à mon bébé en m’assurant que tout soit très très bien ajusté, qu’il ait froid ou tombe malade. Je préfère que mon bébé ait un minimum de confort, toujours en m’assurant que le siège soit parfaitement ajusté, qu’il développe des problèmes de cou ou de posture. Je m’assure toujours de suivre les recommandations en matière d’ajustement, d’avoir de bons pneus d’hiver, un véhicule sécuritaire et une conduite irréprochable. C’est mon choix à moi, un choix que j’ai pris en connaissant les risques et je suis les recommandations proposées par Transport Canada pour le faire correctement et sécuritairement.

Libre à vous maintenant de faire vos choix en connaissant les lois et les recommandations! Et en espérant que le jugement basé sur de fausses informations cessera.

Si vous avez des questions ou souhaitez faire vérifier le siège de votre bébé ou de votre enfant, vous pouvez prendre rendez-vous avec un membre du Réseau de vérification de sièges d’auto pour enfants. C’est gratuit et reconnu par la Société d’assurance automobile du Québec.

P.S Suite à la controverse de la semaine dernière, j’ai écrit au groupe Facebook qui a grandement contribué au débordement de la situation, afin de leur partager la réponse de la SAAQ qui me donnait raison et leur donnait tord. Je les ai invité à revoir leurs façons de faire et comme il n’est pas illégale au Québec de faire l’usage de manteaux et d’accessoires de tiers et que ceux-ci sont très populaire, à éduquer la population sur les façons d’en faire l’usage de façon sécuritaire, plutôt que de condamner sévèrement ceux qui en utilisent. Je n’ai malheureusement pas eu de réponse de leur part.

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